La Vie en Rose au Portugal

La Vie en Rose au Portugal

HISTOIRE du PORTUGAL


Le 11 novembre et la terrible contribution du Portugal à la victoire des alliés pendant la Granda Guerra

Pendant les deux guerres mondiales, celle de 14-18 (la Grande Guerre) et celle de 40-45, le Portugal a fait valoir sa neutralité et sa volonté de rester en dehors des conflits.

 

Cette neutralité s'appuyait sur le respect du PLUS VIEUX TRAITÉ D'ALLIANCE au monde, celui que le Portugal avait signé avec l'Angleterre en 1373 !

 

En 1914, quand la guerre commence, le Portugal est donc neutre et n'entre en conflit avec personne. Mais en vertu de ce très vieux traité luso-britannique de 1373, les Portugais approvisionnent les Anglais des marchandises dont ils ont besoin.

 

Cela ne plaît, bien sûr, pas du tout aux Allemands qui viennent régulièrement perturber ce "traffic" de marchandises avec leurs UNTERSEEBOOT, leurs sous-marins. Il y a d'ailleurs, à cette époque, des navires allemands amarrés dans les ports portugais.

 

En mai 1915, le Portugal connaît des difficultés intérieures. Un coup d'état vient modifier le pouvoir en place et le nouveau gouvernement est plutôt favorable à la participation du Portugal au conflit en cours.

 

Pour répondre à la demande britannique, plus qu'insistante (toujours en vertu de ce fameux très vieux pacte d'alliance), les Portugais finissent par confisquer les navires allemands en rade de leurs ports. Evidemment, le 9 mars 1916, l'Allemagne déclare la guerre au Portugal !!!

 

C'en est fini de la neutralité et le Portugal rejoint les Alliés avec d'autant plus de facilités que ceux-ci promettent aux Portugais de leur rendre une partie du Mozambique que les Allemands occupaient depuis 1894.

 

Les Alliés ont demandé un effort de 60.000 soldats portugais, répartis sur tous les fronts et intégrés dans des bataillons britanniques et français. Du coup, les soldats portugais ont porté des uniformes hybrides, mêlant les équipements des deux armées !

 

Les Portugais se sont battus en France mais aussi en Afrique où ils ont été sollicités pour y contrer les Allemands qui se déployaient depuis leurs colonies, voisines des colonies portugaises. Ils ont aussi été intégrés à l'armée d'Orient, en Macédoine.

 

Les Portugais étaient d'EXCELLENTS ARTILLEURS et les Alliés leur ont confié la gestion des batteries lourdes, surtout sur le front de l'Ouest. Ceci a fait des Portugais la cible privilégiée des attaques allemandes.

 

Mais c'est en mars 1918 que les Portugais ont payé le plus lourd des tribus à cette Granda Guerra.  Les Allemands lancent une terrible offensive. Les Portugais qui n'ont pas vu de renforts depuis longtemps sont les plus menacés et surtout, les plus épuisés. La situation est grave et les Portugais n'en peuvent plus.

 

Les Britanniques décident de relever les Portugais avec un bataillon de réserve mais ce bataillon n'arrivera JAMAIS !

 

Dans la foulée, en avril, c'est la BATAILLE DE LA LYS (dans mon pays, la Belgique, Déçu). Les Allemands y utilisent massivement du gaz mortel et leur attaque est si puissante que le Corps Expéditionnaire Portugais (CEP) est pratiquement totalement décimé ! 3.270 officiers et 7.098 soldats ont payé cette bataille de leur vie.

 

Sur les 60.000 Portugais réclamés par les Alliés, 40.000 iront se battre, près de 14.000 seront blessés et plus de 12.000 seront faits prisonniers ou disparus.

 

En plus d'avoir dû porter un uniforme hybride, les Portugais ont du supporter les railleries des soldats anglais qui les surnommaient "Pork and Beans" (porc et haricots) qui, dit très vite, ressemble un peu à "Portuguese".

 

Pourquoi le 11 novembre n'est pas férié au Portugal ?

 

Bien que des commémorations aient lieu un peu partout, le 11 novembre n'est pas un jour férié national. Peut-être parce que :

 

- A la fin de la Première Guerre Mondiale, le Portugal a reçu la partie du Mozambique promise; ce qui était tout de même une faible consolation pour l'effort immense fourni,

 

- Beaucoup de soldats portugais, parce que le rapatriement des corps coûtait cher, ont été enterrés dans des cimetières militaires français ou britanniques. A RICHEBOURG L'AVOUE, pourtant, se trouve l'un des seuls cimetières militaires uniquement portugais. S'y trouvent 1.831 soldats et 238 inconnus.

 

- Pour le Portugal, deux dates marquent cette Granda Guerra : le 11 novembre, date de l'armistice, mais aussi le 9 avril, date de la Bataille de la Lys (bien qu'elle été gagnée par les Allemands).

 

Dans les années 1920-1930, c'est donc le 9 avril qui était fêté au Portugal. Mais avec les gouvernements qui se sont succédés jusqu'à nos jours le calendrier national a évolué et aujourd'hui ni le 11 novembre, ni le 9 avril n'ont été retenus. Les Portugais leur ont préféré des dates sonnes le 1er décembre, le 10 juin ou le 25 avril qui sont des dates plus marquantes dans la mémoire nationale.

 

Il y a un monument aux morts au Portugal. Il est dans le Monastère de Batalha. Y sont enterrés deux soldats. Un ayant combattu sur le front européen, un ayant combattu sur le front africain. Ils sont là depuis 1921. 


11/11/2017
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La genèse du Portugal - partie 2- Les Romains et leur héritage

Les Romains et leur héritage au Portugal

 

Dans un article précédent, je vous ai parlé des premiers visiteurs du Portugal : les Phéniciens, Carthaginois, Grégeois, Celtes, Lusitaniens et Gaulois (à lire ici si vous l'avez manqué : La genèse du Portugal 1)

 

 

Dans l'Antiquité, on s'est beaucoup battu en Méditerranée, les Grecs et les Romains ne cessant de se voler la suprématie, parfois même aussi contre les Carthaginois.

 

Au cours de l'une des guerres entre les Romains et les Carthaginois (ces guerres sont connues sous le nom de "guerres puniques"), les Romains sont arrivés à prendre la péninsule ibérique, appelée aussi Hispanie, alors sous domination carthaginoise. Nous sommes entre 218 et 201 avant notre ère.

 

Les Romains s'installent, donc, dans leur nouvelle colonie et pénètrent, bien sûr, en Lusitanie (partie du sol portugais entre le Douro et le Tage). Mais, les Lusitaniens ne se laissent pas faire par ces nouveaux envahisseurs à qui ils opposent une forte résistance. Et parmi eux, un Lusitanien plus remarquable que les autres, VIRIATO. 

 

VIRIATO va armer les Lusitaniens qui vont se battre, avec d'autres peuplades locales, contre les Romains tant et si bien qu'en 140 avant notre ère, après une victoire lusitanienne de plus, les Romains vont demander un traité de paix par lequel ils vont reconnaître l'indépendance des Lusitaniens, allant jusqu'à déclarer VIRIATO "ami du peuple romain".

 

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VIRIATO

Par Nuno Tavares — Travail personnel, CC BY-SA 2.5, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=637874

 

Les Romains finirent par rompre ce traité et, persécuté, VIRIATO envoya une délégation de paix à ses ennemis. Ceux-ci soudoyèrent les ambassadeurs lusitaniens qui à leur retour assassinèrent VIRIATO dans son sommeil. Privés de leur chef, les Lusitaniens se rendirent en échange de terres où s'installer.

 

Tout se passa relativement bien, malgré quelques échauffourées régulières et désorganisées, jusqu'en 80 avant notre ère. En effet, les Lusitaniens venaient de trouver un nouveau chef en la personne de SERTORIUS, ancien général chassé de Rome et passé à l'ennemi. 

 

SERTORIUS va réorganiser l'armée lusitanienne qui va infliger de grandes défaites aux Romains. Cette révolte obligea Jules-César à venir lui-même en Hispanie pour tenter de pacifier le territoire. Entre-temps, d'autres peuples se soulevèrent aussi et les Romains ne parvinrent pas à calmer la situation, les luttes durant jusqu'à Vespasien, en 69 avant notre ère.

 

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SERTORIUS

 

Les Romains eurent toutefois le temps d'implanter leurs organisations sociale et politique.  Sous Auguste, l'hispanie, jusqu'alors constituée de deux provinces romaines, fut divisée en trois parties dont l'une était la Lusitanie. Cette province avait Merida (Emerita Augusta, en latin) comme capitale et occupait pratiquement tout l'actuel territoire portugais à l'exception des terres situées au nord du Douro. La Lusitanie était une province impériale, sous le contrôle de l'Empereur lui-même.

 

Pour gouverner, les Romains instaurèrent un système de CONVENTI, assemblées composées de représentants natifs et de Romains issus des communautés locales, et dirigées par un gouverneur de province.  Il y avait trois CONVENTI en Lusitanie : un à Santarem (Scalabis, en latin), un à Mérida (Emerita Augusta, en latin) et un à Beja (Pax Julia, en latin).

 

Les plus grandes avancées dans la colonisation et l'urbanisation de la péninsule ibérique sont dues à Jules-César qui fortifia de nombreuses villes. Sur l'actuel Portugal, se fut le cas de Santarem, de Lisbonne et de Beja.

 

En plus de constructions publiques gigantesques, les Romains développèrent un incroyable réseau de routes principales et de routes secondaires, couvertes de grandes dalles de pierre et ornées, de mille en mille, de colonnes indiquant les distances entre les grandes villes, le nom du constructeur de la route et de celui qui l'entretenait.  Toutes ces routes devaient mener à Rome.

 

Au 3ème siècle avant notre ère, il y avait 11 voies romaines importantes sur l'actuel Portugal. Mais la plus importante faisait plus de 360 km et reliait Lisbonne (Olisipo, en latin) à Braga.

Pour traverser les cours d'eau, les Romains construisirent des ponts robustes dont certains sont encore visibles aujourd'hui (Le Portugal détient le record du nombre de ponts romains intacts, source Wikipedia)

 

 

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PONT DE TRAJAN A CHAVES

Par Carlos Botelho — http://www.chaves.pt for Media use, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1177174

 

Les Romains appréciaient la Lusitanie et ont laissé d'autres traces de leur passage, comme la conserverie du poisson et l'extraction du sel, deux activités développées à hauteur quasi industrielle. Mais pourquoi donc au Portugal ? Parce que les Romains étaient friands de GARUM.

 

Le GARUM est un condiment liquide fabriqué à base de thon rouge. Le Portugal se trouvant sur la route migratoire de ces poissons de l'Atlantique vers la Méditerranée, il était naturel que les Romains installent leurs "usines" sur le territoire portugais. Dans ces installations, on faisait macérer le sang, les oeufs et les viscères du thon dans une grande quantité de sel (50%), dans de grandes cuves appelées "Cétarias". 

 

Comme le GARUM devait être livré à Rome et dans tout l'Empire, on installa de grands ateliers de céramiques à côté des conserveries. Ces grandes exploitations (poissons et céramique) se trouvaient principalement au Sud du Tage, près des grandes exploitations d'extraction du sel.

 

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CUVES A GARUM

By Igiul - Own work, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3955633

 

Les Romains sont aussi les artisans des premières grandes exploitations agricoles, principalement en Algarve et en Alentejo, premières provinces pacifiées.

 

Là, un peu comme aujourd'hui encore, ils développèrent d'immenses propriétés, autosuffisantes, au centre desquelles se trouvaient une ou plusieurs villae, riches et somptueusement bâties.

 

Ils y firent pousser, à grande échelle et grâce à leurs techniques agricoles très avancées, des céréales qui, peu à peu, amenèrent les Portugais à les utiliser en remplacement des glands dans la fabrication du pain.

 

La seule chose que les Romains n'arrivèrent pas à imposer aux Lusitaniens, c'est leur religion, bien que, au fur et à mesure de la romanisation, le culte des dieux locaux fut calqué sur la méthode romaine et qu'avec le temps, certaines associations se firent entre les divinités romaines et les divinités locales.

 

A suivre ...

 

 

 

 

 


23/09/2017
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La genèse du Portugal - partie 1- La préhistoire, les Phéniciens, les Celtes, les Lusitaniens et ... les Gaulois

Je vous parle d'un temps que les moins de 2000 ans ne peuvent pas connaître ...

 

L'actuel territoire portugais, presque 6 fois plus petit que la France, n'a pas toujours été le Portugal.

 

Pendant toute l'Antiquité et une grande partie du Moyen-Âge, on appelait cet endroit, situé à l'extrémité de la plateforme continentale européenne, le FINISTÈRE (expression qui signifie "fin du monde").

 

Ceci explique peut-être pourquoi le territoire portugais s'est peuplé tardivement, bien qu'on y trouve des traces de présence humaine durant toute la préhistoire.

 

Les différentes civilisations que l'on retrouve sur cette partie du continent sont arrivées par la terre (on ne voyageait pas encore en bateau !), en traversant les montagnes qui la sépare de l'actuelle Espagne et en suivant fleuves et rivières. Le relief du Portugal est très accidenté, présentant des plateaux montagneux découpé de vallées parfois profondes. 

Depuis la nuit des temps, les déplacements y sont donc difficiles, et certainement pour les populations antiques.

 

Les premiers résidents ont donc suivi les fleuves et les rivières puis se sont installés sur leurs rives plus fertiles et où la pêche était aisée. La densité de population, des agriculteurs et des pêcheurs, a donc toujours été plus importante le long des cours d'eau et sur le littoral.

 

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A tous les âges de la Préhistoire (pierre, bronze, fer,...), les humains sont arrivés au Portugal, poussés par les variations climatiques, les déplacements de gibiers, et autres mêmes raisons qu'ailleurs sur la planète. Mais les tous premiers à véritablement le coloniser sont les PHÉNICIENS.

 

Les Phéniciens n'ont pas de pays. La "Phénicie" n'existe pas comme un pays à proprement parler, mais plutôt comme un territoire d'où cette population est originaire. C'est une civilisation de commerçants nomades qui construisent des comptoirs, des villes-état indépendantes les unes des autres, partout où ils s'installent. Ils arrivent au Portugal en suivant, eux aussi, les cours d'eau, venant de leur base de Cadix (Espagne) ou de Carthage (Afrique du Nord), pour s'établir principalement à Lisbonne, Sétubal ou Faro.

 

Pour leur commerce, ils viennent extraire des métaux (argent, cuivre, étain, or,...) et apportent la culture du vin et la céramique pour les jarres, l'olive pour l'alimentation et la fabrication de "bougies", la saumure pour conserver le poisson qu'ils exportent, les premières réelles formes d'écriture et la structure politique en villes et royaumes qu'ils implantaient partout dans leurs comptoirs.

 

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À partir du début du 6ème siècle avant JC, les cités phéniciennes déclinent et cela se ressent dans les comptoirs ibériques qui, très vite, passent sous l'influence de Carthage, ancienne colonie africaine phénicienne. Carthage est alors en passe de dominer le commerce dans toute la Méditerranée centrale et occidentale.

 

La décadence phénicienne permet alors à d'autres peuples de naviguer vers la péninsule ibérique comme les Grégeois dont la présence sur le territoire portugais n'a pourtant pas été très significative. Ils ont toutefois donné au Portugal, l'utilisation de la monnaie.

 

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Si les Phéniciens, les Carthaginois ou les Grégeois se sont installés plutôt au Sud du Tage, ce sont des migrations indo-européennes qui peuplèrent l'intérieur et le nord du Portugal. Quand elles arrivèrent, durant le premier millénaire avant JC, elles connaissaient déjà la métallurgie du fer et le tour de potier.

 

Ces populations brûlaient leurs morts et en conservaient les cendres dans des urnes. Ceci leur valut le nom de "civilização dos compos das urnas".

 

C'est à la fin du 6ème siècle avant JC que l'on assiste à de grands mouvements qui vont  bousculer la distribution des populations sur la péninsule ibérique et donc, sur le Portugal. En effet, de nouvelles communautés continentales arrivent avec une nouvelle civilisation : les Celtes, qui vont se fixer en Alentejo et en Algarve mais aussi au Nord, dans le Minho.

 

Les Celtes vivent dans des villages enceints de fortifications, construits sur des emplacements élevés. Ils travaillent bien tous les métaux et son polythéistes. Ils pratiquent l'art divinatoire et les prêtres interprètent des oracles.

 

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Avec eux, deux ethnies d'Europe Centrale vont prendre une importance considérable entre le 5ème et le 2ème siècle avant JC : les Lusitaniens qui s'installent entre le Douro et le Tage (l'ancienne Lusitanie allait jusqu'à Cacerès en Espagne) et les Gaulois qui occupent principalement la région entre le Douro et le Minho.

 

Les frontières, à proprement parler, n'existent pas entre les populations. Les Lusitaniens vont donc entrer en contact avec les Celtes au Sud et les Gaulois au Nord. Les échanges, armés ou pacifiques, feront se mélanger les coutumes et les religions.

 

C'est ainsi que des Gaulois, les Lusitaniens retiendront une originalité qui contaminera définitivement la culture portugaise : la structure civile en "castros"(citânias ou cividades).

 

Les "castros" sont des villages gaulois composés de 20 à 50 maisons familiales en pierres ainsi que quelques bâtiments administratifs et de culte. Ce groupe bâtit est encerclé de deux à trois murailles de pierre séparées par des fossés. Les villages sont bâtis sur les hauteurs.

 

La pierre est le matériau de construction de prédilection des Gaulois car il est abondant dans les régions où ils se sont installés.  Les maisons familiales ont un modèle circulaire, avec un petit atrium servant de vestibule (hall d'entrée). Le sol était en terre battue et le toit en chaume.

 

Chaque castro avait un chef et la structure sociétale était axée sur la FAMILLE.

 

Ils étaient éleveurs et cultivaient potager et céréales. Sur la côte, ils pêchaient. Ils connaissaient le vin mais produisaient une boisson à base de fruits fermentés.

 

Ils pratiquaient le culte en plein air, comme les Celtes et les Lusitaniens, brûlaient aussi leurs morts mais en conservaient les cendres dans des urnes, gardées à proximité des maisons, renforçant ainsi l'importance de la famille, importance encore bien visible dans la culture portugaise actuelle.

 

À suivre ....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


16/09/2017
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